Rivière Sault aux Cochon
De Wiki Vert.
Selon le Guide des chutes du Québec, la source de la rivière est le lac Sault, situé au sud-ouest du réservoir Pipmuacan et débouche, 128 Km plus loin, sur le fleuve St-Laurent.
Selon la Commission de toponymie du Québec, la rivière du Sault aux Cochons prend sa source dans le lac Breault et s’écoule sur 159 km.
Latitude Nord 48°44' 04" et Longitude Ouest 69°03' 55".
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[modifier] Dossier
1845 : La première scierie s’installe à l’embouchure de la rivière du Sault aux Cochons. Son gérant est Monsieur Grand W. Forrest ; il a donné son nom à Forestville.
1942 : La compagnie Anglo Canadien Pulp and Paper Milles construit un arboriduc à l’embouchure de la rivière, afin d’acheminer les billots de bois vers le port pour leur chargement sur les barges. Les billots arrivent par la rivière, le flottage de bois étant utilisé comme moyen de transport. Cette technique sera utilisée pendant 50 ans sur la rivière, par trois compagnies : Anglo, Reed et Daishowa.
1954 : RSP Hydro et Boralex débutent l’exploitation de la centrale RSP-1 sur la rivière du Sault aux Cochons. Elle dispose d’une capacité d’entreposage hydroélectrique de 12,7 MW et une capacité de production de 1,0 MW.
1993 : La centrale RSP-1 est mise en service par RSP Hydro et la Fiducie Boralex Énergie. Elle a une puissance installée de 1,0 MW.
1995. Les centrales RSP-2 et RSP-3 sont mises en service par RSP Hydro et la Fiducie Boralex Énergie. Elles détiennent respectivement une puissance installée de 6,0 MW et 5,5 MW.
Juillet 1996 : Un plan de gestion de l’eau sur le bassin versant de la rivière du Sault aux Cochons est présenté à R.S.P. Hydro.
Mars 1997 : Hydro-Québec dépose des avis de projet au Ministère de l’Environnement et de la Faune pour demander l’autorisation au gouvernement du Québec de détourner les trois réservoirs de tête des rivières Portneuf, Sault aux Cochons et Manouane vers le réservoir Pipmuacan (réservoir qui alimente les centrales Bersimis-1 et 2). Les Innus de la Côte-Nord s’opposent à ces détournements.
Septembre 1997 : Le ministre de l’Environnement délivre sa directive à Hydro-Québec pour le projet de dérivation partielle de la rivière Sault aux Cochons.
1998 : Le Comité provisoire du bassin de la rivière du Sault aux Cochons établit un plan de mesures d’urgence pour la rivière. Il fait état des risques, des niveaux d’alerte, des plans d’évacuation et de recommandations.
1998-1999 : Sept ans après avoir cessé ses activités forestières, la compagnie Daishowa participe au nettoyage de la rivière, à condition que les intervenants locaux (municipalité, ZEC et autres) fassent leur part, par des travaux communautaires de nettoyage.
Juin 1999 : La société créée par Hydro-Québec et le Conseil de bande de Betsiamites prévoit détourner les réservoirs de tête des rivières Portneuf, Sault aux Cochons et Manouane vers la rivière Betsiamites. La société investirait 82 millions et vendrait l’hydroélectricité produite au prix de trois cents/ kWh à Hydro-Québec.Les Montagnais de Betsiamites prévoient investir 14 millions, ce qui leur assurerait 17,5 % des actions de la nouvelle société.
Août 1999 : L’étude d’impact finale est transmise au Ministère. Elle spécifie les éléments de l’étude d’impact préliminaire (transmise en avril 1998) qui ont été modifiés.
Septembre 1999 : Hydro-Québec signe l’Accord-cadre sur la création d’une société en commandite avec les MRC du Fjord-du-Saguenay, de la Haute-Côte-Nord, de Manicouagan et de Maria-Chapdelaine, touchées par les projets de dérivation des rivières Portneuf, Sault aux Cochons et Manouane. Cette entente leur accorde 13,39% des profits de la vente de l’hydroélectricité. Une part éventuelle est prévue pour la MRC de Lac-Saint-Jean-Est, si elle adhère ultérieurement à l’accord. Cette MRC n’a pour l’instant pas signé l’entente, car elle prévoit réaliser un projet récréotouristique sur une partie des terres en cause.
Janvier 2000 : Les négociations débutent entre les Innus et le gouvernement du Québec à propos des droits ancestraux. Les pourparlers doivent mener à la conclusion de l’Approche commune, une entente de principe qui jette les bases d’un traité entre la Nation innue et les gouvernements. Selon Raphaël Picard, chef des Innus de Betsiamites, « dans le cadre des négociations de l’Approche commune, la communauté de Betsiamites a obtenu l’usage exclusif des forces hydrauliques des sites du Quatre milles et du Six milles de la rivière Sault aux Cochons ».
Septembre 2000 : Hydro-Québec informe le ministère de l’Environnement que le canal de dérivation projeté est modifié.
Janvier 2001 : Le Bureau des Audiences Publiques sur l’Environnement (BAPE) rend son rapport sur les projets de détournement des rivières Portneuf et Sault aux Cochons, après avoir tenu des audiences publiques sur le sujet. Il conclut que ces deux rivières possèdent un potentiel récréotouristique important et que la dérivation partielle de ces cours d’eau doit inclure des mesures supplémentaires pour permettre la valorisation de ces potentiels. Concernant la rivière Betsiamites, le BAPE estime que la dérivation proposée n’entraînerait pas d’impacts significatifs sur ses écosystèmes. Le rapport est rendu public en février 2001.
Juin 2001 : Pour que le projet de dérivation puisse être réalisé, Hydro-Québec a besoin du permis fédéral autorisant le projet.
Septembre 2001 : Le ministère de l’Environnement recommande qu’un certificat d’autorisation soit donné à Hydro-Québec pour le projet de dérivation partielle de la rivière du Sault aux Cochons, à condition que certaines mesures d’atténuation des impacts soient prises, notamment pour la préservation de l’omble de fontaine.
Octobre 2001 : Le gouvernement du Québec délivre un certificat d’autorisation à Hydro-Québec pour le projet de dérivation partielle de la rivière du Sault aux Cochons.
Avril 2002 : Le Ministère des Pêches et des Océans du Canada présente son rapport d’étude approfondie sur la dérivation de la rivière du Sault aux Cochons. Il y établit que : « compte tenu des mesures d’atténuation et des programmes de suivi proposés ainsi que des engagements du promoteur à compenser les pertes résiduelles d’habitat du poisson, […] le projet proposé […] n’est pas susceptible d’entraîner des effets environnementaux négatifs importants ».
Août 2002 : Le ministre fédéral de l’Environnement, David Anderson, autorise le projet de dérivation partielle de la rivière du Sault aux Cochons, à condition qu’Hydro-Québec réponde aux exigences de Pêches et Océans Canada. Ces exigences impliquent la mise en œuvre de mesures d’atténuation telles que le maintien d'un débit minimum d’un mètre cube d’eau par seconde. Il faudra aussi que les dérivations n’entraînent aucun impact significatif pour le canotage.
Novembre 2003 : Il est rendu public que les dérivations des rivières Portneuf, Sault aux Cochons et Manouane (presque complétée) ont coûté beaucoup plus cher que prévu. La facture s’élève à près de 100 millions de dollars, plutôt que les 65 millions prévus (dont 13 millions pour la dérivation de la rivière du Sault aux Cochons). Il semble que les évaluations environnementales aient été plus longues que prévu. Les dérivations devraient augmenter de 10% la capacité de production du complexe Bersimis.
Janvier 2004 : Des avis de projet pour les aménagements hydroélectriques des chutes du Quatre Milles et du Six Milles sont déposés au Ministère de l’Environnement du Québe par le Conseil de bande de Betsiamites, le promoteur des projets. La communauté donne le mandat à l’entreprise Genivar d’effectuer une étude de faisabilité et obtient l’appui de la MRC de la Haute-Côte-Nord.
Février 2004 : L’Association de chasse et de pêche de Forestville demande au ministère de l’Environnement de tenir une audience publique sur l’environnement à propos du projet de la compagnie Boralex d’aménager un ouvrage de retenue à l’exutoire du lac Nicette, localisé sur le territoire de la zone d’exploitation contrôlée de Forestville
Mars 2004 : La Fondation Rivières écrit au ministre de l’Environnement pour s’opposer à la réfection d’anciens ouvrages de retenue dans le bassin versant de la rivière du Sault aux Cochons.
L’Agence canadienne d’évaluation environnementale annonce que Pêches et Océans Canada débute l’examen préalable du projet de construction de centrales hydroélectriques sur les sites des chutes du Quatre Milles et du Six Milles de la rivière du Sault aux Cochons.
Mai 2004 : L’Association de chasse et pêche de Forestville écrit au directeur général de la division hydroélectrique et gaz Boralex pour lui signifier que des éléments doivent être ajoutés à l’entente pour que le projet de Boralex sur le lac Nicette soit acceptable.
Juin 2004 : L’Agence canadienne d’évaluation environnementale annonce que Pêches et Océans Canada débute l’examen préalable du projet de réfection du barrage lac Nicette (un lac important du bassin de la rivière du Sault aux Cochons).
Juillet 2004 : Les Innus de Betsiamites se prononcent fortement en faveur des projets de barrages sur les chutes du Quatre Milles et du Six Milles, qui seraient situés respectivement à 6 et 14 kilomètres de l’embouchure de la rivière. Ils souhaitent même accélérer le processus, afin que les deux centrales soient opérationnelles en 2006, avec une puissance combinée de 16 MW.
2006 : La population de Forestville s’oppose fermement au projet des Innus de Betsiamites, qui comptent opérer les deux futures centrales sans leur appui et sans l’accord du milieu. Les Innus agissent illégalement, selon les gens de Forestville, en faisant des relevés d’eau le long de la rivière. Un plan d’action pour contrer le projet est mis sur pied.
2007 : Il semblerait qu’une entente soit survenue entre la MRC de la Haute-Côte-Nord et les Innus de Betsiamites à propos des projets de barrages sur les chutes du Quatre Milles et du Six Milles.
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